La liposuccion
Un procédé qui, depuis 30 ans, a largement fait ses
preuves dans le traitement des lipodystrophies, c'est-à-dire
des amas physiologiques de graisse profonde responsables des rondeurs
génétiquement programmées chez toutes les femmes
et essentiellement situées autour du bassin : culotte
de cheval, lombes, abdomen, face interne des cuisses et des genoux.
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Figures 1, 2 et 3 : la
lipoaspiration traditionnelle améliore l’apparence
de la cellulite notamment lorsqu’elle est encore
localisée et au stade de début (stades
1 et 2).
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Quel que soit le procédé employé, l’extraction par simple aspiration des couches graisseuses profondes permet d’obtenir un résultat à la foi harmonieux et sans risque majeur d’irrégularités cutanées (les irrégularités déjà présentes seront peu affectées par ce procédé). Pour autant, la liposuccion traditionnelle représente-t-elle un traitement de la cellulite ? Pas exactement ; mais dans les cas ou l’aspect cellulitique de la peau est majoré par la tension engendrée par ces masses profondes, leur diminution donne l’impression que la cellulite est moins apparente (fig. 1, 2 et 3). En fait, toujours présente , elle continuera à s’étendre vers des régions qui en étaient indemnes au début (estomac, bras, aisselles , mollets etc…).
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Figure 4 et 5 : on peut avoir de bonnes surprises au décours d’une lipoaspiration alors que le terrain ne s’y prête pas forcement (photo 4 : cellulite déjà diffuse, patient n’ayant pas perdu de poids après intervention) ou dans des zones comme l’abdomen ou le caractère propre de la rétraction cutanée est toujours inconnu, parfois étonnant (photo 5 : aucune perte de poids). |
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Il est cependant possible de s’attaquer physiquement par un procédé identique à la cellulite à condition de pratiquer une lipoaspiration dite superficielle : celle-ci se fait à l’aide de canule beaucoup plus fine parfois échancrée de façon à sectionner toutes les attaches conjonctives de la peau responsable du phénomène de peau d’orange. Les quantités de graisse enlevées ne sont pas très importantes et l’on compte beaucoup plus sur l’effet de rétraction cicatricielle de la peau ainsi libérée pour améliorer le résultat final (fig. 4 et 5). On comprend qu’une peau déjà fragile et régulière soit d’avantage exposée à ce type d’intervention dont les séquelles peuvent être importantes si elle n’est pas menée de manière régulière et progressive. Dans certain cas, une partie de la graisse extraite sera réinjectée dans les zones présentant déjà des caractères de dépression (lipofilling).
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Figure 6 : dans les cas ou la cellulite est très diffuse, la lipoaspiration n’offre aucune garantie quant à son amélioration ; cependant, lorsque la patiente fait également un effort important comme ici (perte de poids de 9Kg) l’aspect cellulitique peut également être transformé au même titre que la silhouette. |
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Si la liposuccion ne fait aucunement maigrir, la perte de poids associée à l’intervention et sous la dépendance du patient est parfois un facteur d’amélioration spectaculaire de l’aspect cutané (fig. 6)
D’autres procédés ont été développés ces dix dernières années faisant appel notamment à des assistance mécaniques (canules rotatives, tourbillonnantes, vibrantes etc. …) : il ne semble pas qu’un progrès décisif ait été amené par ces embarras matériels dont le maniement beaucoup plus lourd et le temps d’intervention allongé ne sont pas compensés par des résultats vraiment plus brillants… Quant aux ultrasons, après avoir connus une grande mode dans les années 90, les déboires rencontrés certaines sources (brûlures) doivent faire accepter leur efficacité supposée avec beaucoup de circonspection. Cependant, des recherches incessantes sont effectuées dans tout ces domaines et il n’est pas du tout impossible que certains modèles actuellement encore en cours d’expérimentation puissent apporter un réel progrès d’ici peu dans le domaine de la cellulite.
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Figure 7 : traitement de la cellulite du dos par injections (lipolyse, 2 séances). |
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La lipolyse
Il s’agit d’une méthode relativement ancienne, mais son adaptation au traitement de la cellulite est une progression plus récente. L’utilisation de la phosphatidylcholine, enzyme capable de dissoudre les graisses primitivement utilisée dans le traitement des embolies graisseuses pulmonaires, pourrait permettre de déloger la cellulite des endroits où elle est la plus tenace (estomac, bras et plis du dos notamment – fig. 7). Le traitement est très simple et recourt à des injections sous cutanées pouvant intéresser une surface de 50 à 200 cm carré de 1 à 5 ampoules. L’efficacité de la réaction se traduit par une inflammation assez nette pendant 48 heures, sensible et parfois même douloureuse correspondant à la destruction des cellules graisseuses. L’élimination de ces dernières prendra plusieurs semaines et il n’est pas possible d’apprécier vraiment le résultat avant un mois et demi à deux mois. Si celui-ci est intéressant mais insuffisant, une à trois séances supplémentaires seront programmées, toujours espacées de deux mois. Dans certains cas, le résultat est nul et il est inutile d’insister. L’usage de la phosphatidylcholine, très répandu dans certains pays comme le Brésil est encore assez confidentiel en France où la substance est utilisée hors AMM c'est-à-dire hors indication reconnue officiellement. Ceci ne veut nullement dire qu’il est illicite de l’utiliser dans cette perspective, mais le patient doit en être averti. Ce type de traitement ne dispense certainement pas d’une lipoaspiration lorsque l’affection est très étendue, mais il peut représenter une alternative intéressante dans les cas ou les déformations sont isolées ou résiduelles après d’autres traitements.
Les procédés complémentaires
L’endermologie : il s’agit d’une méthode de « palper rouler » assistée mécaniquement de façon à obtenir un résultat aussi homogène que possible et toujours adapté à chaque individu. En tout état de cause s’il permet d’avoir une amélioration chez environ la moitié des patientes qui ne présentent pas une cellulite trop importante ou étendue, il ne s’agit que d’une méthode temporaire, les séances devant être répétées à raison d’au moins deux séries de 10/20 chaque année.
La mésothérapie comporte les mêmes astreintes que l’endermologie : dans les cas où une certaine inefficacité est rapportée, un entretien régulier doit être accepté pour maintenir ce résultat.
La lipoponction et la liposculpture ne sont que des avatars de la liposuccion superficielle sous des noms qui s’apparentent d’avantage à une opération de marketing qu’à une avancée véritablement scientifique !
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Figures 8, 9 et 10 : lorsque la lipoaspiration n’a pas abouti au traitement de la cellulite ou d’emblée lorsque le patient souhaite avoir le meilleur résultat possible attendre une quelconque rétraction cicatricielle, une chirurgie plastique d’exérèse cutanée associée à la lipoaspiration permet d’obtenir des résultats définitifs notamment au niveau des bras ( fig. 8 : la cicatrice est située sur la face interne du bras et ne se voit qu’en position d’élévation de celui-ci) de l’abdomen ( fig. 9 : la cicatrice reste cachée dans un maillot de bain même de taille modeste) ou des cuisses ( fig. 10 : la cicatrice se situe dans le pli de la cuisse). |
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Les interventions de chirurgie plastique traditionnelle
Elles visent à éliminer de la peau excédentaire et s’adressent particulièrement aux seins, à l’abdomen, aux cuisses et aux bras. La cicatrice peut être facile à cacher (zone pubienne, aisselle, aréole des seins) ou beaucoup plus apparente (abdomen, bras). La remise en tension ainsi effectuée permet non seulement d’éliminer des excédents cutanés pour lesquels il n’existe aucune autre solution mais également d’obtenir un bien meilleur aspect de la peau périphérique ( fig. 8, 9 et 10). On ne peut affirmer que la cellulite disparaît réellement, mais elle est indubitablement moins apparente. C’est une méthode dont les résultats peuvent être considérés comme définitif si le poids est stable.
Ces interventions peuvent être combinées directement avec une liposuccion ou être entreprises secondairement après avoir jugé de la qualité de la rétraction de la peau (3 à 6 mois).
CLASSIFICATION DE LA CELLULITE SELON NURNBERGER |
| Stade 0 : |
pas d’aspect spontané, pas de peau d’orange au pincement |
| Stade 1 : |
apparition de peau d’orange uniquement au pincement |
| Stade 2 : |
peau d’orange apparaissant spontanément uniquement sous l’action de la pesanteur (position debout) |
| Stade 3 : |
peau d’orange permanente quelle que soit la position |
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